Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 23:05

Déclaration du PRCF

Le déclassement de la note des Etats-Unis, première économie mondiale, par Standard and Poors, constitue un nouveau marqueur de l’aggravation de la crise systémique du capitalisme et de son secteur le plus emblématique, la sphére financière. Le PRCF a plusieurs fois mis en évidence les causes de cette aggravation de plus en plus explosive.

 

 Il ne s’agit pas pour l’essentiel d’erreurs de manoeuvre mais de facteurs structurels, en particulier de la baisse tendancielle du taux de profit analysée par Marx, qui oblige sans cesse le grand capital à comprimer les salaires, les acquis sociaux, les services publics et l’emploi, à exporter les capitaux dans les pays à bas coût salarial, pour majorer l’extorsion de la plus-value sur le travail productif et la transférer vers le capital financier, coeur du système.

L’hypertrophie du crédit et de la sphère financière, le financement massif des « marchés financiers » par les Etats bourgeois sont des expédients qui ne peuvent sauver le système qu’en aggravant sa crise, désormais permanente, de surproduction et de sous-consommation populaire, une crise d’autant plus scandaleuse que plus d’un milliard d’hommes souffre de malnutrition, que la Somalie, le pays le plus dé-réglementé au monde, meurt de faim, et que, dans les métropoles impérialistes elles-mêmes, la masse des classes populaires et moyenne est de plus en plus précarisée et paupérisée.

 

Il est en outre significatif que les trois économies impérialistes du « premier cercle » soient frappées en même temps. Outre les Etats-Unis, qui courent vers la dépression et dont le statut mondial du dollar est de plus en plus contesté par la Chine, le Japon stagne depuis vingt ans. Non seulement l’euro n’est pas le « rempart » annoncé contre la spéculation, mais il constitue un facteur d’anticipation continental de la récession puisque pour « sauver l’euro », des peuples entiers sont écrasés et qu’en France même, des coupes claires sont prévues tous azimuts dans les dépenses publiques avec un seul résultat assuré: écraser la demande populaire, principal carburant de l’économie réelle.

 

La conclusion politique de cet état de fait est claire. Contrairement au verbiage présentant le capitalisme comme un système universellement adaptable, ce mode de production depuis longtemps dépassé atteint des limites objectives qu’il ne peut plus désormais repousser sans recourir aux expédients de la guerre impérialiste et de la fascisation, quitte à mettre en péril la survie même de la démocratie, de l’humanité et de la vie sur terre.

 

Les conclusions sont évidentes pour tout militant franchement communistes et pour tout vrai progressiste. Assez de tergiversations: cessons de suivre les dirigeants du PS, du PCF-PGE, du NPA, sans oublier, non moins responsables que les précédents, les dirigeants confédéraux des syndicats affiliés à la Confédération européenne des syndicats: non il ne faut pas « sauver l’euro », oui, prétendre qu’on peut en démocratiser la gestion, comme l’affirment les pompiers de la social-eurocratie que sont désormais clairement MM. Wurtz et Laurent, n’est qu’un  mensonge grossier dont le but est de permettre au PCF dénaturé de rester dans l’orbe électorale du PS social-maastrichtien et de participer d’une manière ou d’une autre à un futur gouvernement de social-austérité européiste.

 

Plus vite la France sortira, sous la pression populaire, du broyeur de peuples que sont l’UE et sa monnaie unique, plus tôt elle engagera la rupture révolutionnaire avec le capital euro-mondialisé, plus vite se constituera un large Front, dirigé par la classe ouvrière, pour l’Indépendance et la République Sociale, plus les peuples, à tout niveau, reprendront le chemin du socialisme en prenant en mains le pouvoir politique et économique, et plus ils auront de moyens pour liquider définitivement la crise systémique du capitalisme, avec le système lui même.

C’est pourquoi le PRCF renouvelle sa double proposition:

* aux forces franchement communistes: cessons de pinailler sur le fait que telle ou telle organisation communiste appartienne ou pas au PCF failli. Engageons ensemble une campagne commune contre l’UE et l’euro, pour dénoncer le capitalisme, pour défendre du même pas l’indépendance nationale de la France, la renaissance du Mouvement communiste international et le renouveau des luttes pour le socialisme;

 

* aux forces progressistes: brisons la tenaille politique des présidentielles euro- et facho-formatées, qui prétend à nouveau nous faire « choisir » entre les deux ailes, de droite et « de gauche » du Parti Maastrichtien Unique (PMU), avec Marine Le Pen dans le rôle du « libero » pseudo-national. Jetons un pavé dans la mare en organisant un grand meeting ou une grande manif à l’automne contre l’ensemble des contre-réformes sarkozystes, contre l’UE et l’euro, pour la souveraineté nationale et populaire, pour les grandes idées du C.N.R.!

 

Annoncé par un grand roman de J. Steinbeck à la fin des années trente, le temps des raisins de la colère revient au galop. Le devoir des révolutionnaires, - et tout progressiste véritable sera de plus en plus obligé de le devenir ou de rallier le système euro-fascisant -, est tracé : organiser l’unité d’action populaire non en paroles, mais en fait, prendre des initiatives concrètes à la porte des usines, des bureaux, des universités et des manifestations populaires à venir!

Publié dans : communiqué PRCF - Par Pauline et hugo
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 03:28

Vous pouvez désormais nous retrouver ICI ,  a tout de suite !

Par Pauline et hugo
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Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 00:31


L’Euro, l’Europe et la mauvaise mémoire... Un sage a dit que ceux qui ne connaissant pas leur histoire étaient condamnés à la revivre. Il a oublié de préciser qu’ils sont condamnés à la revivre avec surprise. Il n’y a qu’à regarder nos dirigeants européens, courant comme des poulets sans tête devant la crise de l’Euro.

 

 

Ces dirigeants n’ont aucune circonstance attenuante. Car la crise qui est aujourd’hui devant nous était prévue. Elle avait été annoncée. Il est vrai que certains prophètes de malheur venaient du côté des organisations qui font profession de prédire des catastrophes quotidiennement en attendant qu’un jour le hasard leur donne raison. C’est peut-être cette cacophonie qui a rendue inaudible la voix d’économistes sérieux, keynesiens mais aussi libéraux, qui ont très tôt (dès avant la signature du traité de Maastricht) tiré la sonnette d’alarme. Leur argument était double. D’une part, la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale, c’est à dire, une zone dans laquelle chaque économie a besoin à un moment donné de la même politique monétaire. Conséquence : dans le meilleur des cas, la BCE fera une politique monétaire "moyenne", qui sera donc trop laxiste pour la moitié des pays et trop restrictive pour l’autre moitié... et qui ne sera optimale pour personne ; et dans le pire des cas, la BCE fera la politique qui arrange les pays les plus puissants et qui sera catastrophique pour les autres.

 

Un argument fort, me direz vous. Mais le deuxième argument était encore plus lourd : les économies de la zone Euro ont des productivités très différentes, et cette différence n’est pas conjoncturelle mais structurelle. Il faut savoir que lorsque les monnaies flottent les unes par rapport aux autres, leurs parités s’ajustent de manière à prendre en compte ces différences et à ajuster automatiquement le niveau de vie de chaque pays à sa productivité. Voyons comment fonctionne le processus sur un exemple imaginaire : imaginons deux pays A et B, dont les monnaies sont MA et MB, qui produisent du blé. Dans le premier, il faut une heure de travail et une unité de capital pour produire un kg de blé, dans le second il faut deux heures et deux unités. Comment les prix s’ajusteront-t-ils ?

 

Imaginons qu’au départ les monnaies MA et MB soient de même valeur. Comme le blé de A coûté moitié moins à produire, son prix sera à priori inférieur. Les acheteurs du pays B auront intérêt donc à importer du blé plutôt que de l’acheter chez eux. Mais pour payer ce blé venant de A, ils ont besoin de la monnaie de ce pays. Ils vendront donc de la monnaie MB en échange de la monnaie MA. Cela crée une demande de monnaie A supplémentaire... et pousse donc la monnaie MA a augmenter sa valeur, et MB a en perdre. Et du coup, pour les citoyens de B, le prix du blé importé augmente... Ce processus s’arrête, en principe, lorsque la parité des monnaies MA et MB est telle que les prix du blé importé devient le même que le prix du blé national. A ce point là, les producteurs de B, qui au départ n’arrivaient pas à vendre leur production à cause du différentiel de productivité, pourront le faire. Mais ce sont les consommateurs de B qui y perdent : ils payeront leur blé plus cher...

 

On voit donc que le flottement des monnaies bénéficie l’emploi et la production et pénalise le consommateur. En fait, le mouvement des monnaies tend à adapter le niveau de vie d’un pays à la productivité : une fois l’équilibre monétaire atteint, les citoyens de A payeront le blé moins cher que les citoyens de B.

 

Mais imaginons un instant qu’au lieu d’avoir deux monnaies différentes, on ait une monnaie commune. Que se passera-t-il alors ? Les citoyens de B pourront acheter du blé chez A sans que leur pouvoir d’achat ne change. Mais comme les citoyens de A n’ont aucun intérêt à acheter du blé chez B, le flux de monnaie se fera dans un seul sens. A un moment donné, toute la monnaie se retrouvera chez A et B n’aura plus d’alternative... que d’emprunter pour acheter son blé et donc de creuser une dette qu’il n’aura jamais le moyen de payer.

 

Voilà exactement le mécanisme qui avait été prévu en 1992 par un certain nombre de critiques de l’Euro, et que nous voyons se dérouler aujourd’hui. Dans un système de monnaie unique, la balance monétaire positive d’un pays doit se traduire nécessairement par une balance négative chez un autre. Si l’Allemagne vend plus qu’elle n’achète, il faut bien que quelqu’un achete plus qu’il ne vend. Si dans la cour de récréation un enfant gagne systématiquement plus de billes qu’il ne perd, au bout d’un certain temps il aura entre ses mains toutes les billes de ses petits camarades, et le jeu s’arrête. Pour que le jeu puisse continuer, il faut qu’il décide de partager son trésor, ou bien alors que la maîtresse le lui confisque et les redistribue...

 

Mais, me direz vous, ce problème doit se poser à l’intérieur d’un pays aussi. Après tout, la productivité n’est pas la même en Corse qu’en Ile-de-France. C’est vrai. Mais dans le cas de la Corse et l’Ile de France, il existe un Etat national qui a le pouvoir de préléver une partie de la richesse des parisiens et de la reverser aux corses sous la forme de transferts budgétaires, qui couvrent les déficits que les régions plus pauvres ne manqueraient pas de creuser sans le concours des régions plus riches. Mais pour que cela marche, encore faut-il que les citoyens des régions les plus riches acceptent de partager... et cela n’est possible que parce qu’une nation constitue une communauté politique. Cela ne marche pas de toute évidence en Europe (1), puisque les pays "nordiques" ne sont pas prêts de toute évidence à financer sur une base permanente des modes de vie différents des leurs.

En fait, la crise actuelle n’a rien de nouveau pour ceux qui ont un peu de mémoire. Tout se passe comme si nos politiques avaient oublié la débâcle du SME en 1992. "The Economist" dans son numéro du 16 juillet (2) le rappelle dans sa colonne "Buttonwood" :

 

"Sur beaucoup de points, la crise [de l’Euro] ressemble à l’effondrement du SME au début des années 1990. Un épisode qui avait illustré les problèmes qui apparaissent lorsque les pays européenns essayent d’attacher leur monnaie à la puissance de l’économie allemande. Dans les deux cas, il y a eu un effet domino dans lequel les problèmes de propagent d’un pays à l’autre. (...) Pour la Grande Bretagne, le moment critique est arrivé à l’heure du déjeuner le 16 septembre 1992 (le "mercredi noir") lorsque l’augmentation de 3% du taux d’intérêt, la deuxième augmentation dans la journée, n’a pas réussi à remettre la Livre d’aplomb. Les marchés ont commencé à chuter en quelques minutes, lorsque les traders ont réalisé que le gouvernement n’arriverait jamais à maintenir les taux d’intérêt à ce niveau, le coût en termes d’emploi et sur le logement seraient trop catastrophiques. Et comme prévu, le soir Norman Lamont, ministre des finances, annonça que la Grande Bretagne quittait le SME. Les effets de cette décision ont été presque entièrement bénéfiques. L’économie britannique récupéra et il n’y eut pas de pic d’inflation, contrairement aux prédictions"

 

Aujourd’hui, le choix reste le même : défendre la monnaie au prix d’une récession, ou bien sortir de l’Euro pour pouvoir utiliser les instruments monétaires pour compenser les différences entre les économies. Cette fois-ci la récession et le chômage viendront comme conséquence non pas des taux d’intérêt astronomiques, puisque ce n’est plus eux qui soutiennent la monnaie, mais des politiques draconiennes d’austérité nécessaires pour contrôler la dette. Mais le choix est là.

 

Il est malheureux que devant ce choix l’ensemble de la gauche - avec une seule exception - soit paralysée et ne propose finalement que la politique du chien crevé au fil de l’eau. C’est comprehénsible chez les eurolâtres anciens ou nouveaux. Après tout, on peut difficilement leur demander de renier ce qu’ils ont adoré et d’admettre que leur idole François Mitterrand s’est fourré le doigt dans l’oeil. Mais il est plus difficile de comprendre la position du PCF, qui après s’être opposé à la monnaie unique en 1992 reprend à son compte aujourd’hui le discours de "l’Euro qui protège". Il est vrai que ce n’est pas le même PCF : celui de 1992 avait encore quelques prétentions à représenter la France populaire, principale victime de la monnaie unique. Celui de 2011 représente essentiellement les classes moyennes, qui en ont été les principales bénéficiaires...

 

Descartes comité valmy

Publié dans : comité valmy - Par Pauline et hugo
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 13:06

Vous êtes le Premier Ministre de la France. Certes je combats votre politique, celle de votre Président, celle de votre parti. Mais je n’ai jamais senti le besoin de m’adresser particulièrement à vous. Vous êtes à mes yeux un des « fondés de pouvoir » du grand capital que vous servez avec zèle. Comme vos amis politiques de l’UMP. Mais si j’éprouve le besoin de m’adresser à vous, c’est que vos récentes déclarations sur Madame Eva Joly m’y contraignent.

 

 Que le Premier Ministre ose faire des déclarations ouvertement racistes et anti républicaines ne peut, en effet, laisser indifférent.

 

Je précise que cette adresse ne vise pas à exprimer une solidarité politique avec Madame Joly. Je la combats comme je vous combats car elle et vous servez les mêmes maîtres. Elle et vous êtes pour la liquidation de notre patrie, de notre démocratie et de notre république, puisque vous êtes tous deux pour l’Union Européenne. Je précise encore que je désapprouve sa proposition à propos du 14 juillet.

 

Ceci dit votre faute politique est  qualitativement plus grave que celle de Madame Joly.

Puisque vous attaquer cette femme politique en faisant allusion à son origine étrangère : « Je suis en colère quand j’entends comparer le défilé des forces françaises le 14 juillet à ce qui se passe en Corée du Nord. Cela témoigne pour le moins d’une grande mauvaise foi ou alors d’une profonde méconnaissance des traditions et de l’histoire de notre pays ».

 

Je laisse de côté l’allusion à la Corée du Nord qui prouve de votre part une méconnaissance abyssale de l’histoire de ce pays, ce qui est grave pour un Premier Ministre.

Je laisse de côté l’allusion à la mauvaise foi qui, comme chacun le sait, est totalement étrangère à vos propres propos….

 

En revanche je ne peux pas laisser passer vos propos racistes et anti républicains sur la méconnaissance des traditions et de l’histoire de notre pays.

Et cela pour plusieurs raisons. 

A quelles traditions et quelle histoire faites-vous allusion ?

A ma connaissance c’est en 1880 que la IIIe République instaure la fête nationale et le défilé militaire. Défilé où, sans doute, les bouchers galonnés de la Commune de Paris durent participer. Où l’idée d’une « revanche » après la défaite de 1870 n’était pas absente. Donc la préparation psychologique à la boucherie impérialiste de 14-18.

Que vous fassiez allusion à ces traditions est normale puisque vous êtes l’héritier des » Versaillais » et le serviteur de l’impérialisme français. Mais sachez qu’il y a d’autres traditions et une autre histoire française : justement celle de la Commune, patriote et sociale, celle du refus de la première guerre mondiale impérialiste, dont Jaurès fut le premier martyr et les « mutins »de 17 les suivants. C’est d’ailleurs du refus de cette horreur impérialiste qu’est née en 1920 le Parti Communiste à Tours.

 

Je pourrai, Monsieur Fillon, multiplier les exemples pour vous rappeler que vos traditions et votre histoire ne sont pas mes traditions et mon histoire, qu’elles sont même antagoniques : le patron français qui en 1936 « préfère Hitler au Front Populaire » n’a pas les mêmes traditions que l’ouvrier français en grève et occupant son usine. Que les pétainistes et autres Kollabos n’ont pas les mêmes traditions et la même histoire que les Résistants et maquisards. Que mon camarade Henri Alleg torturé par les paras de l’Algérie française n’a pas les mêmes traditions et la même histoire que ses bourreaux. Que l’étudiant communiste que j’étais en Mai 68 n’a pas les mêmes traditions et la même histoire que le jeune de droite qui manifestait le 30 juin 68.

Ma France n’est pas la vôtre Monsieur Fillon.

Mais il y a plus grave. C’est l’allusion grossière et obscène à l’origine étrangère de votre cible. Cela est d’autant plus abject à mes yeux que probablement vous avez utilisé cet argument pour des raisons électoralistes.

 

Mais laissez-moi vous raconter une histoire. Celle d’un immigré grec, Antoine Milarakis, arrivé en France, avec sa femme, dans les années 20, chassé de Grèce par la misère. Il devint ouvrier dans des papeteries du côté de Grenoble. Il acquit une conscience de classe. En même temps il avait une reconnaissance immense pour la France à laquelle il écrivait des poèmes naïfs rendant hommage à la France de Victor Hugo qu’il lisait et relisait avec voracité.

Pendant l’occupation nazie cet ouvrier grec, peu au fait des traditions auxquelles vous faites référence sans doute, choisit d’entrer dans la Résistance (le groupe franc Paul Vallier). Il fit entrer aussi sa fille, âgée de 17 ans, dans la Résistance. Il parlait alors un français approximatif (il fit des progrès par la suite), connaissait mal les traditions et l’histoire de la France, mais suffisamment pour savoir que la lutte pour la liberté de sa patrie d’accueil et de sa classe était « un impératif qui ne se discute pas » (l’expression est de lui.). Cet homme était mon grand-père et sa fille, ma mère.

 

Je ne sais pas, Monsieur Fillon, ce que fit votre grand-père maternel ou votre mère. Je vous ai raconté ce que firent les miens simplement pour faire comprendre aux hommes de bonne volonté à quelle bassesse mène le mépris de l’homme, le racisme et le cynisme.

Il y a des arguments qui salissent non celui à qui on les adresse mais celui qui les utilise.

Antoine Manessis. (Militant du PRCF).

 

Publié dans : ça soulage - Par Pauline et hugo
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 12:58

8vbfsex

 

La tenaille politique à double verrou se refermera-t-elle sur le peuple français ou bien parviendra-t-il à la bousculer dans la dernière ligne droite qui précède les présidentielles ? Le premier verrou est constitué par la pince politique que constitue le Parti Maastrichtien Unique (PMU) de l’UMP et du PS.

 

 Si le peuple se laisse à nouveau coincer, comme en 2007, entre l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP) et le Parti Social-maastrichtien (PS), il n’aura que le choix entre le “plan euro plus” version Sarkozy ou le “plan Euro Plus” version hollando-aubryesque. Deux manières, avec des styles différents, de liquider les retraites et la sécu, de donner le coup de grâce à la fonction publique et à l’emploi industriel, de soumettre la souveraineté française à la tutelle budgétaire, monétaire, linguistique (mort à la langue française, vive le “tout-anglais” patronal) de l’Europe atlantique des financiers. Avec en prime l’assujetissement aux guerres impérialistes de l’OTAN et de l’impérialisme “français” puisque, comme on l’a vu, les sociaux-impérialistes du PS ont voté comme un seul homme la poursuite de la guerre en Libye avec pour objectif illégal la mise en place d’un pouvoir fantoche de “rebelles” pieds et poings liés à l’impérialisme d’outre-Méditerranée. Et en attendant, que notre peuple continue de se serrer la ceinture avec des salaires réels qui plongent et l’austérité à perpète pour “sauver l’euro”.

 

Le second verrou est constitué par l’étau politique formé, d’un côté par l’UMPS, de l’autre par le FN, voire par l’UM’PEN (puisque manifestement l’aile droite de l’UMP carresse l’espoir d’un rapprochement avec l’extrême droite). Bref, voulez-vous assister à la mort de la NATION républlicaine en cas de victoire de l’UMPS ou préférez-vous cautionner la mort de la nation REPUBLICAINE avec la montée en puissance de Marine Le Pen, éventuellement flanquée d’une UMP “guéantisée” qui sur le fond n’a rien à envier au FN en matière de xénophobie, d’islamophobie primitive, de haine du mouvement syndical et ouvrier.

 

Si l’on veut échapper à cette problématique mortelle pour la classe ouvrière et pour la nation républicaine, il faut prendre des initiatives politiques. Tel est le rôle des véritables communistes qui ne peuvent s’en remettre béatement ni à Mélenchon, ni à Pierre Laurent et au PCF officiel, lesquels rivalisent l’un et l’autre de zèle pour défendre la monnaie unique et promettre une mensongère et impossible “réorientation progressiste” de l’euro et de l’UE. Comme si ces institutions du capital avaient quoi que ce soit de progressiste, fût-ce en puissance, alors qu’elles n’existent depuis toujours que pour combattre les nations indépendantes, les acquis populaires, les communistes et les pays socialistes!

 

C’est pourquoi, constatant d’une part la faillite de la stratrégie dite de “remise sur les rails” du PCF (le récent vote interne a montré que les rapports de forces internes à ce parti sont très défavorables aux révolutionnaires,-car le vote Chassaigne n’était pas à gauche du vote Mélenchon si l’on se réfère au programme  même pas réformiste de l’élu régional), observant d’autre part que nombre d’organisations progressistes font mouvement désormais vers une contestation radicale de la sacro-sainte “construction européenne”,

 

accueil

le PRCF

 

* Appelle toutes les organisations se réclamant du communisme révolutionnaire, notamment du marxisme-léninisme, à prendre totalement leur indépendance politique à l’égard du PCF officiel, cet appendice du Parti de la Gauche Européenne et à travers lui, de la social-eurocratie-, pour former une convergence d’action communiste anti-UE, anticapitaliste et anti-impérialiste; la question n’est pas celle de l’appartenance de tel ou tel camarade du PCF, c’est la vie qui tranchera, elle est celle de s’adresser ENSEMBLE aux travailleurs, de faire à nouveau flotter haut et ENSEMBLE le drapeau rouge frappé des outils à l’entrée des usines et dans les grandes manifs populaires de la rentrée; en particulier il est anormal que les vrais communistes ne parviennent pas à mettre en place ensemble ces derniers temps une action commune contre la guerre en Libye;

 

* A écrit à nombre d’organisations progressistes, Arc républicain de progrès, Parti Ouvrier Indépendant, M’PEP, “République!”, qui se prononcent d’ores et déjà contre l’euro et l’UE, pour mettre en place ensemble une grande action militante commune en 2011/2012 sur les trois thèmes suivants:

 

* Opposition à TOUTES les contre-réformes sarkozystes, aux guerres impérialistes,

 

* Engagement pour SORTIR la France de l’euro et de l’UE;

 

* Action pour faire revivre les grands principes républicains, patriotiques et progressistes du Conseil national de la Résistance; les premières réactions sont encourageantes et bien entendu, le PRCF comprend qu’une telle perspective nécessite une réflexion politique approfondie, sans oublier cependant la grande urgence politique à laquelle est confronté notre pays en pleine décomposition sociale et morale;

 

Cette action pourrait commencer par une grande manifestation ou par un meeting commun. Au-delà il s’agit de réfléchir à la mise en place d’un large rassemblement pour la France Indépendante Et la République Sociale.

De notre point de vue, non seulement ce type d’action ne s’oppose pas à la perspective d’une transformation révolutionnaire de la France dans la direction de l’objectif socialiste et communiste mais elle serait le moyen le plus efficace pour rassembler tout le peuple derrière la classe travailleuse et pour isoler le grand capital, clairement engagé dans la liquidation de la nation républicaine.

 

C’est pourquoi le PRCF se réjouit des dialogues qui se sont récemment engagés avec une série de partenaires: tract commun avec les partenaires de l’ARP, dialogue repris avec le POI, discussions prévues avec les animateurs du groupe “République”, réponse positive de Jacques Nikonoff à l’invitation du PRCF de dialoguer sur les conditions économiques d’une rupture de la France avec l’UE et la “monnaie unique” sur le stand du PRCF à la Fête de l’Humanité.

Non notre peuple n’a pas dit son dernier mot.

Alors que le krach de l’euro, et au-delà, celui du capitalisme mondial aux prises avec le colossal endettement des Etats-Unis, devient une possibilité réelle, l’heure est de plus en plus à la mise à place d’un large rassemblement ayant pour centre la classe ouvrière pour engager la rupture avec l’UE et l’OTAN dans la perspective d’une société socialiste faite pour l’homme et non pour le profit d’une minorité de vampires.

Publié dans : communiqué PRCF - Par Pauline et hugo
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 11:43

Le PRCF vous souhaite un excellent 14 juillet et de bonnes luttes à venir

Méthodiquement, systématiquement, inexorablement, l’oligarchie financière et patronale s’emploie à broyer la nation française et la République (les conquêtes sociales, l’emploi productif, les services publics, la laïcité institutionnelle et jusqu’à la langue française sacrifiée au tout-anglais…) dans l’étau de l’U.E. supranationale, néolibérale et de plus en plus dictatoriale et fascisante.

 

 

( Photo de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 tirée du site http://www.histoire-image.org )

 

 

 Pour accomplir sa besogne de mort, l’oligarchie trouve des relais politiques, non seulement dans l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP), mais sans l’état-major du PS ; derrière son verbiage oppositionnel, ce parti est totalement inféodé à la « construction européenne », au FMI et à l’OMC, présidée par le « socialiste » Pascal Lamy. Pour détourner la colère du peuple travailleur, appauvri et précarisé par la pluie des contre-réformes, le pouvoir se lance dans une série d’interventions impérialistes parrainées par l’OTAN et par l’UE ; en outre les maîtres du capital gardent en réserve le fascisant Front « national » dont les positions xénophobes sont une menace mortelle pour les libertés et pour le mouvement ouvrier.

Dans ces conditions, un sursaut vital du peuple de France, au premier chef du monde du travail et de la jeunesse populaire, est nécessaire et urgent. Autour des travailleurs, cible principale de l’oligarchie, Il faut unir l’ensemble des couches populaires et moyennes écrasées par les maîtres du CAC 40. Mais l’unité populaire ne pourra se réaliser sur le thème mensonger de « l’Europe sociale » car l’U.E. a été construite de A à Z pour écraser le progrès social comme le démontre à nouveau le funeste plan « euro plus » concocté par Bruxelles, ainsi que la volonté de Sarkozy, pour complaire à l’UE et à Merkel, de « constitutionnaliser » les critères de Maastricht. On ne peut davantage espérer rassembler notre peuple sur un ralliement politique au PS tant il est clair que le programme de ce parti s’inscrit dans le cadre de la « réduction des déficits » et du « paiement de la dette » qui vise à spolier les citoyens pour gaver à nouveau les marchés financiers. Tout le monde peut voir d’ailleurs que, de la Grèce au Portugal en passant par l’Espagne, la gestion social-démocrate de la crise capitaliste est aussi agressive que celle de la droite quand il s’agit de faire payer les pauvres, d’araser les acquis et de sacrifier la dignité nationale de chaque peuple devant les diktats de l’Europe supranationale.

 

Alors que tout est fait pour prendre à nouveau notre peuple dans la tenaille politique de l’UMPS, ou, -si cela ne suffisait pas-, dans l’étau du « FNMI » (sans les démêlés judiciaires de DSK, les médias nous préparaient à un second tour DSK/Marine Le Pen !), il est urgent qu’émerge une alternative politique alliant le drapeau de l’indépendance nationale à celui du progrès social, de l’internationalisme et de l’anti-impérialisme. Pour cela il faut à la fois rejeter l’ensemble des contre-réformes pilotées par l’UMP, reprendre et actualiser les principes fédérateurs et toujours actuels du programme du CNR, s’engager à sortir de l’UE supranationale et de sa funeste monnaie unique, militer pour de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples souverains et des acquis populaires, mettre en place de nouveaux outils démocratiques permettant l’intervention populaire, défendre au quotidien les libertés démocratiques, refuser le piège du racisme diviseur, défendre les communes de France broyée par la mise en place des « euro-pôles » et autres « mégalopoles ».

 

Pour qu’émerge cette alternative républicaine et progressiste, il faut unir notre peuple dans sa diversité contre l’oligarchie financière et patronale. C’est à quoi travaille le PRCF, non seulement en prônant l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore qui fit la force du Front populaire et de la Résistance, mais en militant dans l’Arc Républicain de Progrès à côté de républicains non communistes, unis sur les grands principes du CNR et sur l’idée de sortir de cette Europe de malheur. En même temps, le PRCF constate que de plus en plus de forces progressistes se prononcent pour que la France se retire de l’UE, pour que les critères de Maastricht ne soient pas constitutionnalisés, pour que les principes d’indépendance, de progrès social, de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de la finance, de laïcité, de république démocratique, de coopération internationale, soient au cœur de la renaissance de notre pays en remettant au centre de la vie politique le monde du travail. Or de multiples signes témoignent du fait que l’aspiration à une rupture progressiste avec l’UE monte en puissance dans notre pays.

Ainsi un article récent du Monde diplo interpelle-t-il la gauche populaire et les républicains de progrès sur la nécessité de rompre totalement avec l’UE pour relancer le progrès social. A l’extérieur ou à l’intérieur du PCF, nombre de groupes et de personnalités, refusent désormais de défendre l’euro à cor et à cris comme le fait hélas P. Laurent, secrétaire du PCF et président du « Parti de la gauche européenne (PGE) ». Le Parti ouvrier indépendant, qui se réclame de la nation et de la République, dénonce la constitutionnalisation des critères de Maastricht et appelle à sortir la France de l’UE. Le groupe « République ! », qui met l’accent sur l’idée d’une Constituante, se réclame du CNR et de la lutte contre l’UE. Le journal BRN dénonce inlassablement la casse des nations constituées au nom de l’intégration européenne. Tout en soulignant qu’il est impossible de reconstruire le pays en s’unissant aux dirigeants des partis maastrichtiens, tout en réaffirmant les idées du CNR sont antinomiques de la « construction européenne », le PRCF a répondu à la main tendue par les organisateurs de la manifestation du plateau des Glières qui veulent construire un programme alternatif s’inspirant du CNR.

 

Quant au président du M’PEP, l’économiste J. Nikonoff, il vient d’écrire un livre intitulé Sortir de l’euro, rendre la souveraineté monétaire au peuple. Enfin, il est impossible de négliger le climat de lutte qui s’instaure en Europe où les ravages du plan euro-plus, le démontage total et l’humiliation nationale subies par la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne au nom du plan euro-plus suscitent partout des résistances dont certaines pourraient prendre un aspect insurrectionnel. Enfin comment oublier qu’en 2005 notre peuple a dit non à la constitution européenne et qu’il n’a toujours pas digéré que Sarkozy et l’écrasante majorité des députés UMP, PS et MODEM, aient annulé ce vote en adoptant le Traité de Lisbonne ? Comment oublier qu’en 2006, la jeunesse des lycées et des facs a obtenu l’annulation du CPE qui abrogeait le droit du travail pour les 18/25 ans ? Comment oublier le mouvement pour les retraites de cet automne et la manière dont il a été conduit dans l’impasse de pseudo-négociations par les directions confédérales euro-formatées des syndicats ?

 

 

Dans ces conditions, le PRCF appelle chaque composante de la résistance populaire et progressiste à réfléchir à la mise en place de larges actions citoyennes centrées au minimum sur trois points:

 

* l’exigence d’abrogation de toutes les contre-réformes UMP et le refus d’appliquer les directives dictées par Bruxelles et par la Banque de Francfort ; on ne négocie pas les régressions, retrait total des textes Barroso-Sarkozy-Fillon !

 

* la défense des grands principes du CNR (indépendance nationale, souveraineté du peuple, progrès social, centralité du monde du travail dans la vie démocratique, nationalisations des secteurs clés de l’économie, coopération internationale, antifascisme et antiracisme) pour promouvoir la France indépendante et la République sociale quitte à s’opposer radicalement à l’oligarchie;

 

* la sortie de la France de l’UE, de la zone euro et de la machine de guerre de l’OTAN ; l’arrêt de l’intervention militaire en Libye, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan et le respect, pour le peuple français et pour tous les autres peuples, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

Sur ces bases, et en recherchant les formulations qui permettraient à tous les républicains de progrès de se retrouver dans l’action, pourquoi ne pas mettre en discussion l’idée d’une grande manifestation nationale unitaire pour la résistance et l’alternative à l’automne prochain ? Pourquoi ne pas discuter de la constitution d’une large alliance progressiste pour la France Indépendante Et pour la République Sociale ?

 

Ouvert à toutes les observations de ses éventuels partenaires, le PRCF est prêt, sans préalable, à discuter avec tous les mouvements intéressés avec un seul but : ouvrir concrètement et rapidement une alternative agissante et unitaire qui permette à notre peuple de briser l’étau politique dans laquelle l’oligarchie essaie de broyer notre peuple.

Publié dans : communiqué PRCF - Par Pauline et hugo
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 11:40

 

 

Des délégations du POI et du PRCF se sont rencontrées le samedi 25 juin 2011 au siège national du POI. La délégation du PRCF était composée des camarades Georges Gastaud, Jean-François Maison, Antoine Manessis et Benoît Foucambert. La délégation du POI était composée des camarades Jean-Charles Marquiset et Dominique Vincenot.

 

 Rappelant que le PRCF et le POI se sont plusieurs fois rencontrés dans le passé, notamment compte tenu des éléments de convergence en particulier sur la question de la rupture avec l’Union européenne, la délégation du PRCF a présenté les grandes lignes de l’intervention du PRCF, et a soumis à la discussion des pistes de réflexion, afin d’envisager ce que l’on peut faire ensemble notamment sur l’UE. Le Pôle est engagé dans la reconstruction communiste, considérant que le PCF est mort en tant que parti communiste mais qu’il n’en faut pas moins à la classe ouvrière un vrai PC en France.

 

Le 2ème axe sur lequel le PRCF combat, c’est de s’adresser aux forces progressistes, républicaines, qui combattent pour la sortie de l’euro et de l’UE, considérant qu’il ne s’agit pas pour le Pôle d’un quelconque « repli national », ni d’en revenir à une situation de type 1945, mais de batailler sur ce thème, car compte tenu de l’implication étroite de l’oligarchie financière dans l’UE, sortir de l’UE peut contribuer à l’ouverture de la crise révolutionnaire. Si la France ou un autre pays sortait de l’UE, cela provoquerait une onde de choc au moins continentale. Le PRCF cherche donc à s’adresser largement à ces forces qui se regroupent sur ce terrain ; (il est d’ailleurs engagé présentement dans la démarche de l’Arc républicain de progrès) ; c’est pourquoi le PRCF transmet au POI un texte de proposition qui est également adressé à d’autres. Un autre point sur lequel le PRCF travaille c’est la défense de la langue française (G. Gastaud remercie à cette occasion Informations ouvrières d’avoir publié sa tribune libre). Le PRCF estime qu’il faut ouvrir la discussion sur des pistes d’actions communes pratiques, par exemple une grande manifestation nationale à la veille de l’échéance de 2012, qui, en rapport avec ce qui se passe en Grèce, ouvre une issue à la crise en mettant en accusation à la fois l’UE et l’ensemble des contre-réformes en cours.

 

La délégation du POI estime pour sa part que la situation mondiale, européenne et nationale est marquée par la crise du régime de la propriété privée des moyens de production, crise qui se manifeste par une offensive meurtrière des institutions internationales (UE, BCE, FMI…) contre les travailleurs et les peuples, et en même temps par le mouvement des travailleurs et des peuples qui cherchent les voies de la résistance (dont ce qui se passe en Tunisie représente la pointe avancée).

 

Du point de vue du mouvement ouvrier, il y a une situation extrêmement contradictoire, qui voit:

 

* la recherche partout de consensus « gauche-droite », mais également la « gouvernance » pour l’intégration des organisations syndicales. Dans certains pays (Espagne),


* les dirigeants des Confédérations syndicales signer des « Pactes sociaux » avec des gouvernements dirigés par des Partis socialistes qui mettent en œuvre les diktats meurtriers du FMI et de l’UE. Le POI, qui s’est toujours prononcé pour la rupture avec l’UE, avec le FMI, avec les institutions de la V° République, se situe sur le terrain de la lutte de classe et du combat pour l’indépendance de classe. Le POI est un parti fédéraliste, constitué par quatre courants (communiste, socialiste, trotskyste et anarcho-syndicaliste), qui combat « pour la république, la démocratie et le socialisme », c’est à dire pour la socialisation des grands moyens de production et d’échange.

 

La rupture avec l’Union européenne est donc une question incontournable pour qui veut aider la classe ouvrière à s’ouvrir une issue, et au plan européen, à ouvrir la voie à une union libre et fraternelle des nations d’Europe. C’est pourquoi le POI convoque le 1er octobre un meeting internationaliste sur cette question, en présence de militants ouvriers de toute l’Europe.

Publié dans : Contre l'Europe supranationale-National - Par Pauline et hugo
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 20:29

 Auguste Delaune, est un des fondateurs de la FSGT. Ce résistant fut assassiné au Mans, sous le pont Coeffort. L’année dernière, nous avons commémoré son 60ème anniversaire

  

Discours de Gérard Paquier, président du Comité Sarthe FSGT

Bonjour à tous,

Pour ce 60ème anniversaire de la mort d’Auguste DELAUNE et Jean FRESNEL, certains d’entre vous peuvent être surpris que ce soit une personne plus jeune qui prenne ici la parole. C’est néanmoins important car 60 ans après, il ne faut surtout pas oublier toutes les atrocités qui se sont déroulées entre 1939 et 1945. Même si nous, nous n’avons pas connu cette période, nous connaissons suffisamment de témoignages et d’épisodes dramatiques qui se sont tramés un peu partout en France et en EUROPE pendant cette période.



Notre devoir est de le transmettre aux générations futures car il ne faut jamais oublier les souffrances endurées par toutes celles et tout ceux qui ont lutté contre les idéologies fascistes et racistes. Si pour certains, les camps de concentrations ne sont qu’un détail de l’histoire, n’oublions pas que la « bête immonde » n’est pas morte. N’oublions pas non plus que notre président de la REPUBLIQUE actuel Jacques CHIRAC a disputé le 2ème tour des élections présidentielles contre un certains LE PEN et ça ne s’est pas passé en 1943 mais bien à l’aube de ce 3ème millénaire.



Pourquoi la FSGT, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, s’exprime-t-elle aujourd’hui devant vous ? Tout simplement parce qu’Auguste DELAUNE a été l’un des principaux acteurs de la création de notre fédération sportive en décembre 1934 et qu’il en a été le 1er secrétaire général en 1935. Le hasard a fait que c’est ici sous ce pont Coëffort que le 13 juillet 1943, Auguste DELAUNE accompagné par Jean FRESNEL dit « GASTON » a été victime d’un guet-apens bien organisé. Il faut dire qu’à cette époque, Auguste DELAUNE était une des figures de la RESISTANCE dans l’OUEST de la France et qu’il représentait un danger pour tous ceux qui voulaient donner notre pays à l’occupant hitlérien.



Nous profitons de cette cérémonie pour rappeler que l’activité de la FSGT d’aujourd’hui a une histoire, a un sens, a un idéal. Un idéal auquel Delaune et ses camarades, avant la guerre et dans la résistance ont consacré leur vie :



-          le progrès pour les travailleurs et les plus larges couches de la population, en excluant personne.

-          - le progrès dans le sport pour tous et le sport ouvrier.

-          - la liberté.

-          - la paix dans le monde.

-          Ces mots « liberté » et « paix » qui revêtent beaucoup d’importance encore aujourd’hui quand on voit ce qui se passe actuellement à BAGDAD, HEBRON et ailleurs.



Auguste Delaune incarne cette génération de militants qui ont su ouvrir la voie dans des conditions difficiles et inédites pour les peuples, celles des grands changements consécutifs à la révolution russe en 1917, au front populaire, à la lutte contre le fascisme et l’occupation allemande. Ils ont su ouvrir la voie pour que le sport travailliste, le sport fondé sur l’inspiration et les besoins des travailleurs à vivre mieux, à vivre maîtres de leur destin, libres et en paix, se développent.



Revenons sur l’époque qui va de 1908, année de la naissance d’Auguste à 1943, année de sa mort tragique à trente cinq ans, à l’hôpital du Mans mais aussi mort glorieuse sous les coups du fascisme hitlérien. Cette époque qui a édifié les fondations de toute l’existence du sport ouvrier d’abord, puis du sport fondé sur l’intérêt collectif du monde du travail.

C’est donc le 26 septembre 1908 qu’est né Auguste DELAUNE à GRAVILLE – SAINTE HONORINE près du HAVRE. Dès l’âge de 12 ans, il est membre de la F.S.T. (la Fédération Sportive du Travail) où il pratique plusieurs sports puis peu à peu, se dirige vers le cross et l’athlétisme. Contraint de venir habiter ST DENIS en région parisienne en 1926, il devient à 18 ans dirigeant de club puis dirigeant régional, tout en continuant à pratiquer sérieusement le cross avec de nombreuses victoires à son actif.



C’était l’époque où les sportifs ouvriers devaient eux-mêmes aménager leurs terrains, sans matériel ni vestiaires et quelquefois, s’opposer à la police pour maintenir des compétitions interdites. En effet, sous l’impulsion du très réactionnaire André TARDIEU, chef de gouvernement, l’année 1929 fut une année de répression contre les organisations ouvrières. Pendant cette période, Auguste DELAUNE écrivait :

« En 1929, le challenge Jean TREMEL est interdit. Nous avions décidé de le faire courir quand-même. La police nous attendait dans le quartier de la Mutualité mais nous avons fait courir l’épreuve dans toutes les rues de ST DENIS. En 1931, TARDIEU nous pourchassait toujours, tout était mis en œuvre pour nous détruire. Avec plusieurs camarades, nous sommes arrêtés et condamnés. Je récolte un an de prison, au droit commun, ramené à 6 mois en appel. »


Dans sa cellule, Auguste DELAUNE a beaucoup réfléchi sur la situation du mouvement sportif en France. TARDIEU l’avait emprisonné, l’avait privé de liberté mais avait surtout renforcé les convictions d’un combattant.

 

Auguste DELAUNE savait qu’une scission dans le mouvement sportif après 14/18 avait fait apparaître l’USSGT. Lui, dirigeait la FST. Les 2 fédérations se réclamaient de la classe ouvrière et cherchait à recruter dans le même milieu. Cette division était un affaiblissement du monde sportif. Convaincu que la réconciliation était nécessaire et possible, que l’union constituerait une force dynamique pour tous les sportifs qui avaient de sérieuses revendications à faire triompher, Auguste DELAUNE travailla inlassablement à la réunification du mouvement sportif populaire.



Cette orientation aboutira à la fusion des 2 fédérations qui lors d’un congrès en décembre 1934 donnait naissance à la FSGT. En 1935, Auguste DELAUNE en devint le 1er secrétaire général.Une puissante volonté d’union traverse notre pays alors que chez le voisin allemand, la division des travailleurs a été un facteur déterminant dans l’arrivée d’HITLER au pouvoir. Dans ce grand combat pour sauver les libertés, Auguste DELAUNE est à l’avant-garde. La FSGT bénéficie des bienfaits de cette union et les effectifs passèrent de 30 000 à 130 000 membres.En 1936, dans le gouvernement du FRONT POPULAIRE, il y eut enfin un sous-secrétaire d’Etat aux sports et loisirs : Léo LAGRANGE qui connaissait très bien l’activité d’Auguste DELAUNE en matière de sport. Il lui demanda de prendre place au CONSEIL SUPERIEUR de l’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE. Une telle responsabilité permit au nouveau promu d’utiliser toutes ses connaissances, sa compétence au service des sportifs dans le plus grand désintéressement financier. On assista alors à un développement considérable de toutes les activités physiques, sportives et de pleine nature. Et ce n’est pas le travail qui manquait. Sur 38365 communes en France, 35490 ne possédait aucun stade, aucun terrain de sport. On comptait seulement 43 piscines dont le but principal était d’obtenir des résultats financiers. Dans les écoles, pas de terrains de jeux et aucune salle de culture physique.

Devant de telles constatations, le programme sportif proposé par Auguste DELAUNE, au nom de la FSGT précisait :

« Si l’on veut avoir une jeunesse saine et forte, il faut débuter par l’organisation des activités physiques et sportives obligatoires dans les écoles. Préparer le mécanisme humain est à la base de tout et il faut exiger le contrôle médical. Pour appliquer cette 1ère mesure, il faut obtenir la formation de professeurs et de moniteurs suffisants pour cet enseignement. Les sportifs quant à eux doivent avoir à leur disposition des salles de gymnastique, des terrains, des stades, des plaines de jeux et des piscines.



Le grand sportif Auguste DELAUNE fut l’animateur de ces changements dans le sport, luttant avec ses camarades afin d’assurer la défense et le développement de l’ensemble du sport français. Les excellents résultats obtenus lui valurent la médaille d’or de l’Education Physique. Ce grand dirigeant sportif avait bien compris que le sport pouvait créer des relations renforçant l’amitié entre les peuples. Il devint membre de la commission tripartite pour l’unité sportive ouvrière internationale. Il ne ménagea pas son temps pour se rendre dans différents pays, y discuter cet aspect du sport et organiser des échanges de sportifs dans divers compétitions, ce qui se fait aujourd’hui au sein de la FSGT.



Auguste DELAUNE va jusqu’à la guerre, être le porte-parole de la tendance prônant l’ouverture dans la FSGT vers les plus larges couches de la population, vers le mouvement sportif bourgeois. En cela, il était un dirigeant qui avait une vision juste de ce que devait être la fédération des travailleurs sportifs en France.



Dès la déclaration de la guerre, il est mobilisé dans le NORD où de gigantesques batailles se déroulent en 1940. Nos forces armées reculaient ou se faisaient encercler par la grande offensive menée par HITLER dans notre pays et les soldats et officiers qui eurent la chance de ne pas être massacrés ou faits prisonniers s’enfuirent par bateau en ANGLETERRE. Ce fut le cas pour Auguste DELAUNE.



Mais rapidement, il demande à rentrer en France pour continuer à se battre et est présent au moment d’un violent bombardement en gare de RENNES. Un train de réfugiés flambe et Auguste DELAUNE, aidé de 2 de ses camarades, les seuls qui soient encore présents, organise l’évacuation. Il sauve plusieurs dizaines de personnes et son héroïque exploit est raconté dans la presse. Auguste DELAUNE est décoré de la Croix de Guerre et reçoit la Médaille Militaire.

Le 31 août 1940, il est démobilisé mais il ne peut rester insensible au sort de son pays occupé par l’envahisseur allemand. Il rejoint la RESISTANCE et la vie illégale commence pour lui. Le 6 décembre de la même année, il est arrêté par des policiers français et se retrouve prisonnier. On retrouvera Auguste DELAUNE interné successivement au camp d’AINCOURT, à la centrale de POISSY et au camp de CHATEAUBRIANT. Dans ces geôles, il fut toujours le défenseur des droits des détenus, réclamant une meilleure alimentation, le droit de lire ou de recevoir des visites. En organisant la culture physique pour les emprisonnés, il avait le souci de se maintenir en forme pour être en mesure de s’évader afin de rejoindre les patriotes clandestins dans leur dur combat contre l’ennemi. Il savait aussi que rester dans ce camp à CHATEAUBRIANT lui vaudrait la mort car il serait fusillé par les allemands dans un prochain groupe d’otages, comme le furent les 27 communistes le 22 octobre 1941.Aidé de l’extérieur du camp, avec une minutieuse préparation, Auguste DELAUNE réussit son évasion le 21 novembre 1941 en compagnie de 2 de ses camarades.



C’est alors la vie dans la clandestinité qui commence. Il fonde le journal « SPORT LIBRE » et devient un des principaux animateurs de la RESISTANCE dans l’OUEST de la France.

Auguste DELAUNE a donc été victime d’un guet-apens sous ce pont le 27 juillet 1943. Il fût transporté à l’hôpital du Mans puis remis à la Gestapo et devait s’éteindre le 12 septembre 1943 des suites de ces blessures.



Malgré les tortures qu’il a dû subir, nous sommes certains qu’il n’a jamais parlé, qu’il n’a jamais trahi sa patrie. En effet, il y a dix ans, lorsque nous avions réalisé une exposition sur sa vie avec Yves RENEVOT, nous avons pu récupérer son acte de décès aux archives de l’hôpital et on peut y lire que « ce 12 septembre 1943, est décédé Auguste DELAUNE ou Paul BONIFACE » son nom de résistance « paraissant âgé de 32 ans, sans autres renseignements ».

Le mérite de DELAUNE, l’exemple valeureux de sa conduite héroïque lui ont valu la citation à l’ordre de la NATION que voici :

« Auguste DELAUNE, secrétaire général de la FSGT, athlète de valeur, dirigeant hors pair, s’est consacré pendant 22 années au développement du sport français dans les milieux du travail et dont la vie, toute de sacrifice, et la mort glorieuse, resteront un exemple pour la jeunesse française ».



Auguste DELAUNE a aussi été fait CHEVALIER de la LEGION d’HONNEUR à titre posthume et désormais, dans toute la France, des stades, des salles de sports, des rues même, portent son nom, perpétuant l’exemple de ce grand dirigeant, ce pur patriote que fut Auguste DELAUNE.

En commémorant le souvenir d’Auguste Delaune, nous voulons mettre en valeur la signification permanente des luttes et du combat menés pour la démocratisation des activités physiques et sportives, pour un sport reposant sur des valeurs humaines et progressistes.



Aujourd’hui, soixante ans après cette époque, les conditions de notre combat ont bien changé. Face au pouvoir de l’argent qui pourrit de plus en plus le sport en général, il nous faut innover et trouver des voies nouvelles correspondant aux besoins d’aujourd’hui ; comme l’ont fait à leur époque Delaune et ses camarades.

S’il était encore parmi nous, nous sommes certains qu’il se reconnaîtrait dans notre action quotidienne car c’était un homme ouvert sur la vie qui savait varier sa représentation du sport populaire et de la société en fonction des changements intervenus.

En continuant ce combat là et en luttant pour la paix dans le monde, en développant des initiatives de solidarité avec les sportifs discriminés, en aidant les plus démunis à aspirer malgré tout aux activités physiques et sportives, nous sommes convaincus de rendre le meilleur hommage possible à Auguste DELAUNE et c’est à tout cela que le comité FSGT SARTHE s’attache aujourd’hui.



Les moyens existent puisqu’en 2003, la FSGT est représentée dans 70 départements représentant 220 000 licenciés répartis dans 4100 clubs. Dans notre département, nous dépassons les 1000 adhérents en comptant ceux qui sont affiliés dans l’ORNE. Les sports développés sont le VELO sous toutes ces formes (courses-VTT-cyclotourisme. La preuve vient d’en être apportée par tous ceux qui ont effectué aujourd’hui les 35 et 70 Km), la course à pied (le sport préféré d’Auguste DELAUNE), le badminton, la plongée, le foot à 7 autoarbitré et les Activités Physiques pour Adultes.



Ainsi se termine cet hommage à Auguste DELAUNE.

Malgré nos difficultés quotidiennes, il ne faut jamais, jamais oublier que si nous sommes libres actuellement, c’est grâce aux sacrifices de milliers d’hommes et de femmes qui ont combattu le fascisme et le racisme pendant cette terrible période de guerre.

Merci.

Gérard PAQUIER

Président du Comité Sarthe FSGT

 

SOURCE D'ORIGINE /http://cgma.wordpress.com/2009/08/19/auguste-delaune-stade-maisonnais/



J'aurais aimé faire un article ,mais en cherchant sur internet ,cet hommage m'a ému ...

Cette année la commémoration de l'assassinat d'Auguste Delaune , Jean Fresnel aura lieu le 27 juillet .....UNE PENSEE PARTICULIERE POUR MANON MULLER , JEUNE FEMME QUE NOUS CHERCHONS EN VAIN ....







        Auguste Delaune

DELAUNE_Auguste_fiche_de_policeWEB-8e752-3f37b.jpg                   

                                                       Jean Fresnel

fresnel

Publié dans : Histoire - Par Pauline et hugo
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 19:14

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Appel à la résistance linguistique et culturelle, Par Georges Gastaud (1),

Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec l’assurance d’un petit commercial bardé de ses certitudes vendeuses.

 

 Et il nous apprend, sans que France-Info qui l’interroge ce 12 juillet ne l’interpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (L’Internationale et le Temps des cerises n’ont pas été écrits en anglais que l’on sache !) , s’expriment dans l’unique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de l’industrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à l’arrière-plan, les giga-prédateurs de l’impérialisme états-unien.

 

Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi… le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, c’est-à-dire un jour où l’on célèbre encore, dans certains coins reculés de l’hexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité… Sir Kevin ne nous dit pas si, à l’occasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie d’Etat et l’autophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans l’unique idiome qui vaille désormais aux yeux de l’« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d’1 dollar…

 

Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge l’intitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse… Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !

 

Bien entendu, on nous rétorquera qu’il faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc qu’avancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment qu’en France on chante (de moins en moins…) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, qu’en Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, qu’en Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à l’état de folklore ! CA, c’est du pluralisme et de l’ « ouverture » ! D’autant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ne sont désormais plus tenus d’apprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !

 

On nous dira naturellement que « c’est la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur d’année la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l’ « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de l’histoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à l’université en passant par l’entreprise, où des salariés en sont réduits à engager l’action syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! C’est le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui l’a proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : l’anglais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de l’entreprise » de toute l’Europe (2) ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans l’espace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude n’est jamais si totale que lorsqu’elle reste invisible aux esclaves, qu’elle s’installe aux cris de « vive la liberté ! » et qu’elle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »…

 

(1) Georges Gastaud: Auteur de la Lettre ouverte aux bons Français qui assassinent la France et de Patriotisme et internationalisme. Courriel : gastaudcrovisier2@wanadoo.fr.
(2) En vertu de quel débat citoyen, de quelle délibération démocratique, de quel vote parlementaire ou référendaire à l’échelle nationale ou continentale ?

 

C’est pourquoi l’ami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à l’économie unique, en un mot, à l’abrutissement généralisé, de…

 

a) réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et n’utilise le clin d’œil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de l’anglais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur l’extraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays.

 

b) exiger qu’aucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à l’entreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;

 

c) De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et d’un gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de l’immigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui n’aurait pas pour but principal le fric, la com ‘ et l’auto-reproduction d’un appareil commercial s’abritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de l’oligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et d’ailleurs.

 

d) De mettre sur la sellette, à l’occasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt… école maternelle-, au viol en réunion de l’article II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.

Cet appel s’adresse d’abord aux amis de la langue et de la chanson françaises,

notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens… Mais il interpelle cherche aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, l’enseignant, le démocrate, le républicain, l’internationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien qu’attaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre l’idéo-formatage mondial : si le français finit par s’écrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à l’américain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse d’énormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et d’abord contre la jeunesse que l’on gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque d’une disparition rapide de toutes les langues (y compris de l’anglais en tant que langue porteuse d’histoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures n’ont jamais prospéré que dans et pour l’échange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand l’altérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?

 

(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à l’occasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à l’occasion de très grands évènements culturels et médiatiques…

Publié dans : Résistances - Par Pauline et hugo
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 23:39

en hommage a Ludo martens , je jette ces citations , de personnes qui contrairement a l'éducation natianal(iste) qui se sert de la désinformation  et de la calomnie pour discréditer l'URSS , la Révolution d'Octobre , Lénine , Staline .

 

cccp ussr 124

 

«A mon avis, il y a deux 'épées': l'une est Lénine et l'autre, Staline.

L'épée qu'est Staline, les Russes l'ont maintenant jetée.

Gomulka et certains Hongrois l'ont ramassée pour frapper l'Union soviétique, pour combattre ce qu'on appelle

le stalinisme. Les impérialistes se servent aussi de cette épée pour tuer les gens; Dulles par exemple l'a brandie

un moment. Cette arme n'est pas prêtée, elle est jetée.

Nous autres Chinois, nous ne l'avons pas rejetée.

Quant à l'épée qu'est Lénine, n'a-t-elle pas été, elle aussi, rejetée en quelque sorte par les dirigeants soviétiques?

A mon avis, elle l'a été dans une assez large mesure.

La révolution d'octobre est-elle toujours valable? Peut-elle encore servir d'exemple aux différents pays? Le

rapport de Khrouchtchev dit qu'il est possible de parvenir au pouvoir par la voie parlementaire; cela signifie

que les autres pays n'auraient plus besoin de suivre l'exemple de la révolution d'octobre. Une fois cette porte

grande ouverte, le léninisme est pratiquement rejeté.»

Mao Zedong, 15 novembre 1956

Mao Zedong, OEuvres choisies, tome V, Ed. en Langues étrangères, Beijing, 1977, p.369.

 

                                          ------------------------------------------------------------------

 

«J'ai été un anti-stalinien convaincu dès l'âge de dix-sept ans. L'idée d'un attentat contre Staline envahit mes

pensées et mes sentiments. Nous étudiâmes les possibilités 'techniques' d'un attentat. Nous passâmes à la

préparation pratique.»

«S'ils m'avaient condamné à mort en 1939, cette décision aurait été juste. J'avais conçu le plan de tuer Staline,

et ceci était un crime, non?

Lorsque Staline était encore en vie, je voyais ça autrement, mais maintenant que je peux survoler ce siècle, je

dis: Staline a été la plus grande personnalité de notre siècle, le plus grand génie politique. Adopter une attitude

scientifique à l'égard de quelqu'un est autre chose que manifester son attitude personnelle.»

Alexandre Zinoviev, 1993

Alexandre Zinoviev, Les confessions d'un homme en trop, Ed. Olivier Orban, 1990, pp.104, 120.

Interview Humo, 25 février 1993, pp.48-49.

Publié dans : Histoire - Par Pauline et hugo
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 13:59

La fascisation totale de la société par les gouvernements successifs de la droite ( extreme ? ) ou de la pseudo "gôche" de la sociale-traitrise du PS au NPA en passant Par le PCF/PGE ont par leur collaboration avec l'impérialisme , le capitalisme et ses associations de malfaiteurs que sont l'europe et sa monnaie ... unique dans sa destruction de peuples et d"asservissement au grand capital   .

 

Dans la perspective alternative et nécessaire d’un nouveau rassemblement républicain, patriotique, progressiste et anti-impérialiste, Le PRCF inscrit  sa démarche politique de l’exemple de la Résistance en se réfèrant à  l’actualisation du programme du CNR , base sociale de nos ainé-e-s Résistant-e-s pour le peuple , par le peuple et avec le peuple .

 

Le programme du Conseil National de Résistance est Né de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération , tel était la signification et la légitimité du programme du CNR qui aujourd'hui plus que jamais , caché derriere le jeu de la classe bourgeoise de l'alternance politique de l'extreme droite à l'extreme gauche , exige du peuple de FRance le devoir du retour aux sources de ce programme ,  ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi-unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

 

Ce que , aujourd 'hui , comme hier nous exigeons :

 

Ce que Marx definissaait par la Dictature du proletariat  :

 

 Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République pour défendre l’indépendance politique et économique de la Nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ; ce qui exige la sortie de la France de l'euro-capitalisme et de sa monnaie unique , destructrice des peuples .

 

 Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi capitaliste  ou qui seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration et des guerres impérialistes qui ne conduisent qu'a la soumission des peuples et à l'exploitation des sols et des richesses naturelles jusqu'a epuisement total des terres .

 

 

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’aménagement du régime contractuel du travail 

 
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur-se  et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;


- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;


- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;


- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;


- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ( non corrompus a la courroie de transmission capitalo-europeiste ) ;


- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan quinquennal rural ;


- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours  .

 

-La possibilité effective pour tous les enfants  de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui en auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

 

tels sont les principes de bases du CNR , chacun de ces droits du peuple a été demoli par l'ensemble de la classe politique du front de la haine a la pseudo goche tous sous commandement de l'europe . A nous , comme nos ainé-e-s d'hier de combattre pour que plus jamais ceux ci soient remis en cause  .  Guy Moquet demandait aux générations futures : " que notre mort ne soit pas bradée " , alors,  peuple de France leve toi !

 

 

 drap r et t

 

 

Publié dans : PRCF local - Par Pauline et hugo
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 22:15

accueil

Broyée par la Trinité malfaisante du grand capital, FMI, Union européenne et oligarques grecs soutenus par le PASOK et par la Nea Demokratia, le peuple grec donne à tous les peuples d’Europe une leçon de dignité et de résistance.

La « dette » qu’on le somme de payer est en réalité une arme de destruction massive aux mains du grand capital international et de la grande bourgeoisie grecque : il est injuste et inhumain de prétendre la faire payer par l’ouvrier, le paysan, l’enseignant, l’artisan grec qui travaillent très dur pour des rémunérations de plus en plus misérables. La réalité c’est que la Grèce est actuellement la « ligne de front » entre le capital et le travail à l’échelle de toute l’Europe.

Si le grand capital parvient à mettre la Grèce à genoux, ainsi que les autres pays sud-européens traités de « PIGS » (cochons), ce sera tôt ou tard le tour du peuple français qui, confronté lui-même aux menaces de déclassement de sa « note » par les agences financières, et ciblé comme tous les peuples d’Europe par le scandaleux plan « euro plus », pourrait passer de l’austérité à la super-austérité quel que soit le président de la République affidé à l’UE qui sortira des prochaines échéances électorales.

Plus que jamais l’enjeu est la dignité des travailleurs face à l’offensive pan-européenne du capital qui strangule désormais ouvertement le droit des nations d’Europe à disposer d’elles-mêmes puisque la Grèce est en réalité placée sous la tutelle directe de l’UE sous les diktats d’Angela Merkel et de Sarkozy. Déjà, il est prévu que les futurs budgets de la zone euro seront validés par la Banque européenne et par la Commission de Bruxelles avant d’être présentés devant les parlements nationaux élus.

De plus en plus, il apparaît que l’UE, qui strangule le pays qui vit naître la démocratie, la philosophie, le théâtre et les mathématiques, n’a rien à voir avec l’Europe des Lumières dont elle usurpe le titre : avec sa « monnaie unique », facteur d’écrasement des souverainetés populaires et du pouvoir d’achat populaire, elle n’est qu’un outil dictatorial aux mains du capital financier dont le maintien comporte des risques croissants de fascisation de tout le sous-continent européen.

Il est heureux qu’à la tête du peuple grec se trouve un grand parti communiste, le KKE, qui est resté fidèle aux principes de lutte des classe, du marxisme-léninisme et de la défense conséquente de l’indépendance nationale. Il faut également saluer l’action résolue des syndicalistes de classe du PAME.

C’est pourquoi le PRCF propose à tous les groupes et organisations communistes, qu’ils soient ou non extérieurs au PCF, de manifester ensemble par tous les moyens grands ou petits, tracts communs, délégations, manifestations, pétitions, etc., leur totale solidarité avec le peuple grec et avec ses forces communistes et authentiquement patriotiques et démocratiques, qui s’opposent sans concession à Papandréou, l’homme-lige du grand capital grec, européen et mondial.

La démocratie antique est née en Grèce quand Solon, chef de la révolution plébéienne à Athènes, a aboli l’esclavage pour dette. Le grand capital « moderne » est devenu si réactionnaire que ce sont tous les acquis démocratiques les plus anciens, ceux qui sont nés à l’époque glorieuse des Guerres médiques, qui sont actuellement menacés. Communistes, progressistes, patriotes républicains véritables, internationalistes et antifascistes, à l’action !  D’autant que la solidarité avec le peuple grec peut permettre de relancer en France même le grand mouvement social que la trahison des états-majors politiques et syndicaux de la fausse gauche a trahi à l’automne dernier. A bas l’euro, l’UE, la dictature des marchés financiers et ses institutions supranationales et « nationales » ! Solidarité totale avec les travailleurs, la jeunesse, le peuple grec en lutte !

Pour le secrétariat politique,

Georges Gastaud, secrétaire national,
Daniel Antonini, responsable international,
Antoine Manessis, responsable de l’action unitaire en France.

Paris le 29 juin 2011.
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 19:52

 

accueil

 

« Victoire de la France ». « Compétence indiscutable ».« Victoire des femmes ».

Bref faut-il être communiste pour bouder la joie de nos élites autoproclamées qui chantent les louanges de Madame Lagarde ?

 Cette ancienne présidente du plus grand cabinet d’avocats américain Backer et Mackenzie, amie de G.W. Bush, qui parle anglais « sans accent », qui est désignée par le « Financial Times » comme étant le meilleur ministre des Finances de la zone euro, devrait satisfaire les travailleurs français.

De qui se moque-t-on ?

Elle est membre d’un « think tank » (CSIS), qu’elle copréside avec Z. Brzezinski  (ancien ministre des affaires étrangères des USA, soutenant alors une politique plus agressive vis-à-vis de l’URSS et en 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique….tout un programme. En avril 2005 elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde. Lourdement affecté par la crise financière de 2008, ING a perdu 68,7 % en un an avant d’être recapitalisé par le gouvernement néerlandais avec plus de 10 milliards d’euros. L’argent public et l’intervention de l’ État pour socialiser les pertes et privatiser les profits, nos ultra libéraux ne sont pas toujours contre…..

On le voit, un profil de défenseur des intérêts populaires !….En fait un de ces personnages qui symbolisent la fusion entre les milieux du grand capital et du personnel politique bourgeois.

Citons Madame Lagarde:

 

« J’entends dire parfois, à propos du travail et de la concurrence qu’il engendre : c’est la guerre de tous contre tous. Voilà un véritable contresens. »

Ou encore:

« Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo. » Un peu comme Marie-Antoinette qui conseillait aux Français de manger des brioches quand ils n’avaient pas de pain.

Bref une pensée de haut vol au service d’une politique d’agression sauvage des acquis sociaux.

Madame Lagarde est donc tout à fait légitime, en effet, pour continuer à servir la politique du grand capital supranational.

Ce qui est remarquable c’est que Madame Lagarde se place publiquement dans la continuité de son prédécesseur D. Strauss-Kahn, ex futur candidat du Parti Socialiste aux présidentielles.

Et cela n’est pas un hasard mais l’expression du fait que la politique de la droite et de la fausse gauche sont fondamentalement identiques. Au service des mêmes intérêts du capital : jamais comme maintenant l’expression de Karl Marx qui comparait les politiques bourgeois de « fondés de pouvoir du capital ».

Soulignons aussi que la première initiative de Madame Lagarde a été de demander aux partis bourgeois grecs de s’unir dans un gouvernement d’ « entente nationale » pour imposer les mesures anti populaires de la troïka : UE, BCE et FMI, dont elle vient de prendre la direction avec l’appui des États-Unis qui voient, à juste titre, en elle, non une Française mais un défenseur des intérêts impérialistes, une ennemie déterminée des mouvements ouvriers et  des peuples.

PRCF

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 22:14

Fidel Castro et Hugo Chavez le 28 juin 2011


« J’attends beaucoup du temps, son immense ventre contient plus d’espérances que de faits passés et les événements futurs doivent être supérieurs à ceux du passé ». Simon Bolivar.

Le temps et ses rythmes, le temps et ses ordres, le temps et ses desseins comme il est dit dans l’Ecclésiaste, m’amènent aujourd’hui à lire ce communiqué à la Nation vénézuélienne et à l’opinion publique internationale très en attente, comme elles l’ont été de l’évolution de ma santé depuis que, voilà plusieurs semaines, j’ai commencé à donner des signes évidents de détérioration.

 

 

Après l’excellent voyage que nous fîmes au Brésil et en Equateur entre le 5 et le 7 juin dernier, nous sommes arrivés à Cuba, solidaire de toujours, pour conclure le voyage avec la révision et la signature de nouveaux accords de coopération. Je confesse que, du point de vue de ma santé, j’avais seulement prévu un bilan du genou gauche déjà pratiquement remis de cette lésion du début de mai.

 

 

Tout au long de ma vie, j’ai commis des erreurs du genre de celle qui pourrait parfaitement se trouver dans cette catégorie qu’un philosophe a appelées « erreurs fondamentales » : ne pas me préoccuper de ma santé et, en outre, d’être réticent aux bilans et aux traitements médicaux. Sans doute, c’est une erreur fondamentale. Et surtout chez un révolutionnaire avec quelques modestes responsabilités comme celles que la Révolution m’imposa voilà plus de 30 ans.

 

 

Cependant, déjà à La Havane, alors que s’achevait la journée du mercredi 8 juin, nous étions à nouveau avec Fidel, avec ce géant supérieur à tous les temps et à tous les lieux. Sûrement, il ne fut pas difficile à Fidel de se rendre compte des quelques malaises que au-delà de mon genou gauche, j’avais essayé de dissimuler depuis plusieurs semaines. Il m’interrogea comme un médecin, je me confessai comme un patient et cette même nuit, tout l’immense progrès médical que la Révolution Cubaine a obtenu pour son peuple et une bonne partie du monde fut mis à notre entière disposition et un ensemble d’examens et de diagnostics commença.

 

 

C’est ainsi que fut détectée une formation étrangère dans la région pelvienne qui amena une intervention chirurgicale d’urgence devant le risque imminent d’une infection généralisée. Ce fut le samedi 11 juin, très tôt dans la matinée, quelques heures avant l’annonce lue au pays et au monde et qui a provoqué tant de manifestations de solidarité qui ne cessent de m’émouvoir à chaque instant.

 

 

Après cette opération qui, en principe, réussit à drainer l’abcès, commença un traitement antibiotique intensif avec évolution positive qui amena une amélioration notable. Cependant et malgré l’évolution générale favorable tout au long du drainage et des soins, apparurent quelques soupçons de présence d’autres formations cellulaires non détectées jusqu’alors. Commença alors immédiatement une série d’examens cytochimiques, cytologiques, microbiologiques et d’anatomie pathologique qui confirmèrent l’existence d’une tumeur avec présence de cellules cancérigènes qui rendit nécessaire une seconde intervention chirurgicale pour extraire la totalité de ladite tumeur. Une intervention majeure réalisée sans complications, après laquelle mon état a continué à évoluer de façon satisfaisante tandis que je recevais les traitements complémentaires pour combattre les divers types de cellules rencontrés et continuer ainsi sur le chemin de la guérison complète.

 

 

Pendant ce temps, je me suis tenu et je me tiens informé et à la tête des actions du Gouvernement Bolivarien, en communication permanente avec le vice-président, le camarade Elias Jaua et avec toute mon équipe gouvernementale.

 

 

Je remercie infiniment pour les nombreuses et enthousiastes démonstrations de solidarité que j’ai reçues du peuple vénézuélien et des autres peuples frères, de même que des chefs d’Etat et de Gouvernement de nombreux pays du monde, avec la conviction que tout cet amour, toute cette solidarité, constitue la plus sublime énergie qui pousse et poussera ma volonté à vaincre dans cette nouvelle bataille que la vie nous a imposée et je remercie de manière très spéciale le peuple cubain et la nation cubaine, Fidel, Raùl, et toute cette légion médicale qui s’est mobilisée dans cette bataille, de manière véritablement sublime.

 

 

Cependant, j’ai été aussi très conscient d’un certain degré d’angoisse et d’incertitude qui a parcouru, tout au long de ces jours, de ces nuits, l’âme et le corps de la nation vénézuélienne. Je crois qu’au-delà des tentatives de manipulation de certains secteurs bien connus, ces sentiments étaient et sont inévitables et font partie de la nature humaine, celle-ci entourée en outre, par les circonstances qui l’encadrent et souvent la secouent, comme il arrive en cette occasion.

 

 

Depuis le début, j’ai assumé toutes les responsabilités avec grand soin, quant à la véracité des informations devant être transmises, me fondant sur un double ensemble de raisons : la raison médico-scientifique d’abord et en second lieu et avec le plus grand soin, depuis le plus profond de mon âme et de ma conscience, la raison humaine, la raison amoureuse, pour être précis, la raison amoureuse.

 

 

Nous avons déjà un peu parlé de la première, c’est à dire la raison médicale. Cela a été un processus lent et soigneux d’approximation et de diagnostics, d’avancées et de découvertes, tout au long des nombreuses étapes d’une procédure scientifique rigoureuse, qui ne supportait ni ne supporte des précipitations ou pressions quelles qu’elles soient. La norme suprême qui soutient cette puissante raison est la pleine vérification scientifique au-delà des indices et des soupçons qui apparaissaient.

 

 

En ce qui concerne la raison amoureuse, je suis obligé maintenant de vous parler du plus profond de moi-même. En cet instant, je me souviens du 4 février de cette tumultueuse année 1992. Ce jour-là, je n’eus pas d’autre remède que de parler au Venezuela depuis mon crépuscule, depuis un chemin qui, je le sentais, m’entrainait vers un abîme insondable Comme d’une obscure caverne de mon âme, jaillit le « pour maintenant » et ensuite, je m’enfonçai.

 

Reviennent aussi à ma mémoire en ce moment ces heures fatidiques du 11 avril 2002. J’envoyais alors aussi à mon peuple vénézuélien bien-aimé, ce message écrit de la Base Navale de Turiamo où j’étais prisonnier, président déchu et prisonnier : ce fut comme un chant douloureux lancé du fond d’un autre abîme qui, je le sentais, m’entrainait dans sa gorge et m’enfonçait, m’enfonçait.

 

 

Actuellement, en ce nouveau moment difficile, et surtout depuis que Fidel Castro lui-même, en personne, celui-là même de la Caserne Moncada, celui-là même du Granma, celui-là même de la Sierra Maestra, le géant de toujours, vint m’annoncer la dure nouvelle de la découverte cancérigène, je commençai à demander à mon seigneur Jésus, au Dieu de mes pères, dirait Simon Bolivar, au Manteau de la Vierge, dirait ma mère Helena, aux esprits de la savane, dirait Florentino Coronado, qu’il me laisse la possibilité de leur parler non pas d’un autre sentier de l’abîme, non pas d’une obscure caverne ou d’une nuit sans étoiles : maintenant, je voudrais leur parler de ce chemin escarpé par où je sens que je sors d’un autre abîme, maintenant, je voudrais leur parler au soleil du levant qui m’illumine, je crois que nous avons réussi, merci, mon Dieu !

 

 

Et finalement, mes compatriotes aimés et aimées, mes filles et fils adorés, mes chers camarades, jeunes, filles et garçons de mon peuple, mes vaillants soldats de toujours, mes travailleurs et travailleuses aguerris, mes chères femmes patriotes, mon peuple aimé, tous et un seul dans mon coeur, je vous dis que vouloir vous parler aujourd’hui d’une nouvelle étape vers le retour n’a rien à voir avec moi mais avec vous, peuple patriote, peuple bon, avec vous, je ne voulais et je ne veux pour rien au monde que vous m’accompagniez par les sentiers qui s’enfoncent dans un abîme quelconque. Je vous invite à escalader de nouveaux sommets ensemble parce qu’ « il y a du bon vin là-bas, sur le coteau et une belle chanson à chanter », continue à nous dire depuis son éternité, le chanteur populaire, notre cher Ali Primera.

 

 

En avant, donc ! En avant avec notre père Bolivar à l’avant-garde pour continuer à escalader la cîme du Chimborazo !

 

Merci, mon Dieu, merci, mon peuple, merci, ma vie !

 

Jusqu’à la victoire toujours !

Nous vaincrons !

La Havane, cette chère et héroïque Havane, le 30 juin 2011.

 

Depuis la Grande Patrie, je vous dis, de tout mon coeur, de toute mon âme, de mon espérance suprême qui est celle d’un peuple, pour maintenant et pour toujours, nous vivrons et nous

vaincrons !

 

Merci beaucoup !

 

A bientôt !

 

Presse Présidentielle

(traduction Gaston Lopez)

http://www.editoweb.eu/vive_cuba/

Texte original et video

http://lapupilainsomne.wordpress.com/2011/06/30/viviremos-y-venceremos-dice-chavez-a-su-pueblo/

Publié dans : comité valmy - Par Pauline et hugo
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 11:41

 

accueil

 
Il serait bien illusoire d’espérer que, durant la dernière année du quinquennat, le pouvoir UMP lèverait le pied pour aborder en douceur les présidentielles. Ceux qui le pensent n’ont pas compris d’une part, que la pression de l’UE et des « agences de notation » financière se faisaient de plus en plus forte sur la France (dame, il faut « sauver l’euro » quitte à désosser le dernier service public !), d’autre part que le fascisant régime UMP était incapable, de par sa nature même, de reculer et de chercher des compromis, fussent-ils provisoires.


L’exemple de l’Education nationale prouve avec une triste acuité que l’année 2011/2012 risque d’être une « annus horribilis » supplémentaire pour les personnels, pour les usagers et pour la nation.


C’est Sarkozy, qui annonce devant les cadres de son parti, qu’il va attaquer durement les « privilèges » des agrégés, ces enseignants qui à force de travail, ont obtenu un diplôme de très haut niveau à l’issue d’un concours public, national et anonyme (le contraire donc, d’un privilège). Le but est clairement annoncé : se servir de cette attaque pour « cliver » le pays, dresser de nouveau la partie la plus mal informée de l’opinion contre les « privilèges » imaginaires des fonctionnaires, ces pelés, ces galeux d’où nous vient tout le mal.


C’est l’annonce par les milieux proches de Chatel que l’on s’oriente vers la suppression des concours de l’enseignement pour permettre aux chefs d’établissement transformés en PDG capitalistes de recruter et de licencier leurs personnels. Déjà, le dispositif « CLAIR » permet de profiler des milliers de postes de professeur au gré des « projets d’établissement » et des « contrats d’objectifs ». La France-télécomisation de l’Education nationale est en marche. Et des députés UMP ne cachent pas qu’ils veulent en finir avec le statut de la fonction publique pour les enseignants : un statut instauré par Maurice Thorez en 1945 en application du programme du CNR, et dont le but est de garantir l’indépendance des enseignants et à travers elle, la laïcité de l’enseignement et la liberté de penser des élèves.


C’est, encore plus mesquinement, l’annonce de la prochaine suppression de 15 jours de vacances d’été, en taisant soigneusement le fait que les enseignants ne reçoivent que 11 mois de salaires (même s’ils sont payés sur 12), si bien qu’il s’agit d’une énorme escroquerie visant à faire travailler plus sans payer le travail nouvellement effectué. Et Raffarin « propose » dans la foulée que pour tous les Français il y ait une journée fériée travaillée sans être payée. Tout cela visant évidemment à « abaisser le coût du travail » comme l’exigent le MEDEF et l’UE.
Ne parlons pas des 16000 suppressions en cours dans l’Educ, plus gros plan social annuel dans ce pays, ni des mesures prises pour supprimer toutes sortes de moyens qui permettaient aux établissements de fonctionner souplement, ni des 35 élèves par classe en seconde l’année prochaine dans quasiment tous les bahuts.
Ne parlons pas de l’acharnement de certains recteurs, celui de Lille tenant le pompon à ce sujet, dans le « flicage » des enseignants, notamment des enseignants de philosophie.


Bref, ne banalisons pas le régime UMP. Au contraire, mettons en accusation cette fausse gauche qui continue de « débattre » poliment avec ce régime infect sur fond d’accord politique général avec lui pour « sauver l’euro » et l’UE quitte à démolir cette colonne vertébrale de la République qu’est l’Education nationale.
Hommes, veillez, car en aucun cas la fascisation de ce pays ne se réduit aux gesticulations dangereuses du Front « national ».
 
Commission enseignement du PRCF.

Publié dans : communiqué PRCF - Par Pauline et hugo
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